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« J’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. »

(Ps 22, 6CD)



Messes en wallon
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Dieu, premier prochain

Curieux comme certains mots peuvent devenir des gros mots ! Au point qu’on les retient au bord des lèvres ou qu’on se perd en périphrases pour signifier ‘la chose à dire’ ! Ainsi du mot ‘Dieu’ qui est devenu un mot imprononçable dans notre société sécularisée et même dans nos conversations entre amis. Comme si prononcer son nom était forcément voué au malentendu ou à la récupération.
Soit dit en passant, il y a là une vérité théologique que le judaïsme nous rappelle avec force, à travers les quatre consonnes qui désignent le Tout-Autre échappant à toute nomination : YHWH. Comme si nommer Dieu était d’emblée s’exposer à le manquer !
Mais à quoi donc obéit cette réticence, que beaucoup d’entre nous partagent d’ailleurs ? On préfère aujourd’hui les spiritualités sans Dieu et les mystiques de l’immanence, de peur de se retrouver inféodé à un nouveau dogmatisme religieux. On se méfie aussi des intégrismes et des fondamentalismes qui ont tellement l’air de tout savoir sur Dieu. Mais il faut bien l’avouer : à force de démonter les images de Dieu, nous le perdons de vue en nous perdant nous-mêmes dans cette bouillabaisse spirituelle qui nous laisse sur notre faim.
On a certes vidé le ciel, mais le ciel est toujours là ! Preuve en est le besoin de rituel qui fleurit aujourd’hui hors église. On veut des baptêmes, des mariages, des enterrements ‘à notre image’, mais Dieu est prié de rester à la porte et les célébrants de n’en pas trop dire.
Pourquoi se désoler, après tout ? Le défi est passionnant. Il appelle à reprendre toute la question de notre héritage ‘en rouvrant le vieux langage’ de la tradition judéo-chrétienne, ce qui signifie en chercher la vitalité et la pertinence au lieu de le répéter. La foi ne vit pas de l’air du temps et encore moins de croyances molles. Elle vit de se nourrir de la Parole qui vibre sous la lettre de l’Ecriture et qui est du feu quand on s’en approche. Fréquentons les textes plutôt que de faire confiance à notre mémoire encombrée de clichés ou de blessures. Il faut pour cela plus qu’un zeste de curiosité, il faut de la détermination, comme dans toute relation. Et aussi une belle simplicité. Celle de savoir se laisser rencontrer.
Si Dieu reste un ‘Au-delà de tout’ (Grégoire de Naziance), il est aussi notre premier prochain, celui qui n’a de cesse de s’approcher de nous, perdus parfois sur le bas-côté de notre vie. Quand un visage se penche ainsi sur nous, peut-on refuser de sanctifier son nom ?

Francine Carillo, pasteure et théologienne à Genève, écrivain.
Panorama,


Notre doyenné fait partie du diocèse de Namur, en Région Wallonne (Belgique).
Il est constitué de l'ensemble des paroisses situées sur les communes de Hotton, Marche-en-Famenne, Nassogne, trois communes de la province de Luxembourg et Somme-Leuze, commune de la province de Namur.
Nos paroisses sont des lieux de vie, constitués de femmes et d'hommes qui s'efforcent de travailler ensemble à la construction d'un monde où il fait bon vivre aujourd'hui et qui demain sera meilleur encore.
Elles tentent de le faire de bien des manières en restant toujours en lien fidèle avec Jésus, avec l'Eglise universelle et avec toutes les personnes de notre temps, sans aucune distinction.
Elles s'inspirent des valeurs de l'Evangile et veulent se mettre au service de tous.
Bref, nos paroisses, c'est l'Eglise près de chez vous ; les bâtiments "églises" bien sûr, mais surtout les communautés qui s'y rassemblent.

Les équipes pastorales d'animation du Doyenné se réjouissent de votre visite.



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