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« Veillez, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison »

(Mc 13, 33-37)



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Dans un très beau livre - témoignage - Et si la clé était ailleurs ? Médiaspaul, mars 2017, p. 72-73 - Yves Duteil dit comment, face à la grave maladie d'un tout proche, il s'est senti croyant... En des mots imagés et poétiques, il nous parle du sens de sa prière.
(...) La nuit, je rêvais d'être médecin pour soulager sa douleur. Et comme je me sentais impuissant, je priais Marie, je lui demandais de me donner la force dans ce combat. Elle ne m'a plus quitté. Dans cette immense détresse, le ciel venait de s'entrouvrir. Je n'étais plus seul dans ma tête...
La prière est un dialogue. Elle fait appel à la force qui soulève les montagnes et fait de l'espoir à genoux une espérance qui se lève. Elle nous délivre de notre impossibilité d'agir et libère cette part de magie qui fait de nous des enchanteurs. Son mystère relève de notre intime conviction, c'est un coup d'aile vers l'infini pour changer d'altitude. Nos pensées remontent vers la source, comme un saumon dans un torrent, à contre-courant de l'adversité. C'est un acte de résistance.
Au moment où tout semble perdu, quand le sol se dérobe sous nos pas, on prie le ciel, pour s'affranchir de la pesanteur, s'extraire du malheur et changer le cours de l'inacceptable. Ces parcelles de refus, comme une poussière de vie, se dispersent mais ne se perdent pas. Elles sont la trace d'une volonté farouche, une infime lueur sur l'obscurité. Parfois je me laisse porter par cette vague de confiance. On ne peut rien, sauf lâcher prise et faire partie de l'immensité. Ce silence n'est jamais vide. C'est le bruit du fond de notre âme, une présence intangible et souveraine. Un puits de courage sur le chemin de l'insurmontable.


Dieu, premier prochain

Curieux comme certains mots peuvent devenir des gros mots ! Au point qu’on les retient au bord des lèvres ou qu’on se perd en périphrases pour signifier ‘la chose à dire’ ! Ainsi du mot ‘Dieu’ qui est devenu un mot imprononçable dans notre société sécularisée et même dans nos conversations entre amis. Comme si prononcer son nom était forcément voué au malentendu ou à la récupération.
Soit dit en passant, il y a là une vérité théologique que le judaïsme nous rappelle avec force, à travers les quatre consonnes qui désignent le Tout-Autre échappant à toute nomination : YHWH. Comme si nommer Dieu était d’emblée s’exposer à le manquer !
Mais à quoi donc obéit cette réticence, que beaucoup d’entre nous partagent d’ailleurs ? On préfère aujourd’hui les spiritualités sans Dieu et les mystiques de l’immanence, de peur de se retrouver inféodé à un nouveau dogmatisme religieux. On se méfie aussi des intégrismes et des fondamentalismes qui ont tellement l’air de tout savoir sur Dieu. Mais il faut bien l’avouer : à force de démonter les images de Dieu, nous le perdons de vue en nous perdant nous-mêmes dans cette bouillabaisse spirituelle qui nous laisse sur notre faim.
On a certes vidé le ciel, mais le ciel est toujours là ! Preuve en est le besoin de rituel qui fleurit aujourd’hui hors église. On veut des baptêmes, des mariages, des enterrements ‘à notre image’, mais Dieu est prié de rester à la porte et les célébrants de n’en pas trop dire.
Pourquoi se désoler, après tout ? Le défi est passionnant. Il appelle à reprendre toute la question de notre héritage ‘en rouvrant le vieux langage’ de la tradition judéo-chrétienne, ce qui signifie en chercher la vitalité et la pertinence au lieu de le répéter. La foi ne vit pas de l’air du temps et encore moins de croyances molles. Elle vit de se nourrir de la Parole qui vibre sous la lettre de l’Ecriture et qui est du feu quand on s’en approche. Fréquentons les textes plutôt que de faire confiance à notre mémoire encombrée de clichés ou de blessures. Il faut pour cela plus qu’un zeste de curiosité, il faut de la détermination, comme dans toute relation. Et aussi une belle simplicité. Celle de savoir se laisser rencontrer.
Si Dieu reste un ‘Au-delà de tout’ (Grégoire de Naziance), il est aussi notre premier prochain, celui qui n’a de cesse de s’approcher de nous, perdus parfois sur le bas-côté de notre vie. Quand un visage se penche ainsi sur nous, peut-on refuser de sanctifier son nom ?

Francine Carillo, pasteure et théologienne à Genève, écrivain.
Panorama,


Notre doyenné fait partie du diocèse de Namur, en Région Wallonne (Belgique).
Il est constitué de l'ensemble des paroisses situées sur les communes de Hotton, Marche-en-Famenne, Nassogne, trois communes de la province de Luxembourg et Somme-Leuze, commune de la province de Namur.
Nos paroisses sont des lieux de vie, constitués de femmes et d'hommes qui s'efforcent de travailler ensemble à la construction d'un monde où il fait bon vivre aujourd'hui et qui demain sera meilleur encore.
Elles tentent de le faire de bien des manières en restant toujours en lien fidèle avec Jésus, avec l'Eglise universelle et avec toutes les personnes de notre temps, sans aucune distinction.
Elles s'inspirent des valeurs de l'Evangile et veulent se mettre au service de tous.
Bref, nos paroisses, c'est l'Eglise près de chez vous ; les bâtiments "églises" bien sûr, mais surtout les communautés qui s'y rassemblent.

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