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Christ est ressucité, Alleluia !



La grande Semaine

Nous venons de vivre la Grande Semaine. La vraie semaine. Celle qui accomplit toute l’Ecriture. Celle, aussi qui est notre vie, qui la raconte et l’emporte vers l’amour sans fin du Père.
Nous avons été invités par Jésus en ce Jeudi à ce repas où « il aima les siens jusqu’au bout ». Le seigneur est le Serviteur. Il n’en est pas d’autre. Pour toujours. Le seigneur de gloire sera à jamais Serviteur de l’homme. Annonce pascale, déjà.
Nous sommes venus ce Vendredi à cette heure où la nuit se fit en plein jour. Vendredi où tout est dit : « Voici l’homme. » L’homme vrai, digne, c’est lui. Jésus qui librement consent à cette mort inique est alors bien le roi, ‘notre roi’. Celui du don ultime : l’avenir. Avenir pour Jean et Marie, pour l’Eglise donc. Avenir pour chacun, l’eau et le sang qui coulent du côté de Jésus sont promesse d’une humanité rendue capable de fraternité. Pâques se réalise.
Nous sommes restés là Samedi. Tenter de relire, de scruter ce que nous enseignaient les Ecritures. Pour nos vies. Entendre nos peurs, nos espoirs secrets, nos trahisons, aussi. Nos actes sans miséricorde, sans justice, sans courage. Nous sommes restés là encore pour pleurer le Bien Aimé, pour supplier d’entrer dans le mystère de cette mort qui fait scandale à notre foi, à notre amour. Pour tant de morts qui font violence à nos vies fragiles. Nous avons veillé dans ce grand silence. La narration des évangiles possède cette extraordinaire pédagogie de nous apprivoiser à ce qui ‘s’est passé’. Comme le fera le Ressuscité rejoignant ces marcheurs dépités devant ‘ce qui est advenu à Jésus le Nazaréen’ et qui se rendaient à Emmaüs, ou nulle part. Egarés en leurs âmes. Pour nous, les récits ont force de conversion, ils viennent eux-mêmes nous éveiller, ‘desceller nos cœurs’. Le matin survient.
Ce grand matin. C’est-à-dire au bord de la nuit. Marie-Madeleine, et ses compagnes, avaient fait ce long voyage au bout de l’hiver du deuil et de la tristesse. Aussi étaient-elles là, en ce moment du temps où l’on sait que la nuit ne peut pas se poursuivre ; qu’elle doit finir. Elles croyaient retrouver le Seigneur de leur amour, pour encore l’aimer dans la perte, peut-être même derrière une pierre, car qui roulerait la pierre ? La mort n’avait pas vaincu leur amour. Car ‘l’amour est puissant comme la mort’, dit le cantique. Ainsi leurs cœurs étaient-ils entr’ouverts pour l’inouï : le Bien Aimé n’est plus là. Une absence. Celle de la mort et de se signes. Et une étrange présence : deux hommes pour une parole de lumière : ‘Ne cherchez pas parmi les morts celui qui est vivant.’
Mais où est-il donc ? ‘Avez-vous vu le bien-aimé ?’ implorait la bien-aimée du Cantique.
Il est là, en ce jour de Pâques, en ces frêles matins de nos vies, après la nuit, encore dans la nuit, où nos cœurs frémissent et brûlent d’une autre présence. Celle que la mort et le manque ne peuvent plus ravir. Cette présence-là, qui ne peut se saisir, faire se lever, sortir des ombres. Surtout ne pas revenir chez soi. Comme le fit Pierre, juste dubitatif ; peut-être car il n’était plus là, déjà, quand Jésus proclama : ‘Tout est achevé’. Ne pas garder le cœur plombé, car il faut absolument que le monde et chacun sachent que l’histoire, en son centre secret, a changé de sens. L’amour est désormais plus fort que la mort. En Christ, l’impossible s’offre à nos histoires simplement humaines.
Pâques donc !.

Véronique Margron, Voir le bonheur, pp.37-39.



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