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Je bénirai ton nom, Seigneur, toujours et à jamais.

(cf. Ps 144, 1b)



Tenons-nous encore un peu tout près de la crèche…

Ainsi, Noël est passé. Jésus, paraît-il, est né ! Dans quelques jours, les rues se sont dépouillées de leur habit de lumière et la vie se faufile à nouveau dans l’ordinaire des jours… comme si de rien n’était !
Comme si de rien n’était ? Est-ce vraiment ‘rien’ cette promesse qui nous arrive dans les yeux d’un enfant ? Cette promesse qui commence tout petitement, au secret d’un corps de mère, pour se répandre comme un feu sur la terre ? Ne passons pas trop vite notre chemin. La proposition divine demande qu’on lui prête attention et c’est une présence de tout l’être qu’elle requiert, plutôt qu’une effervescence de la pensée.
Tenons-nous donc encore un peu à la crèche, là où la paille respire le travail des humbles, où le silence s’accorde au souffle du nouveau-né, où la parole est signée de fraîcheur. C’est là que tout Dieu se donne à comprendre : dans la contemplation du visage d’un tout-petit qui éveille la tendresse de ceux qui se penchent sur lui. Là Dieu se tient, dans la naissance de ce sourire qui nous fait soudain aimer la vie…
Si nous croyons atteindre Dieu par notre imagination ou nos spéculations, nous nous trompons de voie. ‘Mon cher, n’escalade pas le ciel ! Va d’abord à Bethléem !’, recommandait Luther. Si nous commençons par réfléchir à sa divinité et à sa manière dont il gouverne le monde, si nous cherchons dans la hauteur celui qui se révèle dans la profondeur du réel, nous allons tomber de haut, car le mystère reste impénétrable.
Mais si nous en restons au grain des jours, à ce chemin de l’en-bas où le quotidien se décline entre ombre et lumière, peut-être finirons-nous par comprendre que c’est là que Dieu nous donne de ses nouvelles, là qu’il devient réellement ‘bonne nouvelle’ ! C’est en ce sens qu’il nous faut rester encore un peu à Bethléem… pour que la vie née en cette terre singulière puisse prendre maintenant dans la singularité de chacune de nos existences et y grandir jusqu’à nous habiter pleinement.
‘Christ serait-il mille fois né à Bethléem, et non en toi, tu restes à jamais perdu.’ (Angelus Silesius)
Prenons notre temps, l’incarnation est à ce prix. Elle en appelle à la lenteur qui est celle de toute gestation. Pour que Noël demeure une braise allumée au profond de notre humanité, tenons-nous encore un peu sur la paille de l’humble patience qui fait chacune de nos journées le terreau d’une visitation !
Francine Carrillo.



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